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Le noyer (Walnut tree)

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Un film de Yerlan Nurmukhambetov (Kazakhstan, 2015, 81 min)

Au pied de mon arbre, je vivais heureux.

A l’instar du poète chanteur, c’est un arbre symbolique que ce « Walnut tree » de Yerlan NURMUKHAMBETOV. A la fois centre de la vie sociale du village où se déroule l’action, lieu de rencontres et outil de la vie économique. Il rappelle à Yerlan Nurmukhambetov cet arbre dont il ne comprenait pas en tant qu’enfant qu’il fût battu pour en faire tomber les fruits, avant d’appréhender bien plus tard son rôle dans l’économie villageoise.

Avec Le noyer, Yerlan nous décrit les liens complexes de la société au Kazakhstan, au sein de la minorité ouzbèke en particulier. Un jeune couple s’aime, mais l’amoureux enlève sa bien aimée sans passer par le consentement de sa future belle-famille. Après avoir finalement accepté de respecter les coutumes ancestrales, le mariage est célébré en grande pompe selon les us et coutumes du pays. Il faut savoir allier tradition et modernité. A l’instar de ce mariage en grande pompe, signe d’un rite social et initiatique au cours duquel les anciens transmettent leur message de vie, hommes et femmes ayant chacun leur pré carré.

L’irruption de la petite fille de la maison dans le scénario, pleine d’aplomb et de détermination, constitue toutefois un symbole du nouveau rôle que les femmes entendent jouer au sein de cette société encore très patriarcale et empreinte des traditions.

Vingt-cinq ans après son indépendance, le Kazakhstan s’affirme ainsi rattaché à ses valeurs tout en s’ouvrant au monde par l’accueil de l’exposition universelle. En sa qualité, Yerlan s’avère ainsi un parfait Ambassadeur de son pays de par le monde.


Autour du film : Bande-annonce ; filmographie sur IMDb.

Image extraite du film, tous droits réservés.