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FICA Vesoul

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Interviews d’étudiant / Retour sur expérience

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Notre devoir de jury, mais aussi de cinéphiles boulimiques commençait !

" Avec en moyenne 4 voire 5 films par jour, il était difficile de ne pas perdre de vue notre première tâche. Comment résister à l’appel des salles obscures, des différentes sections du Festival et de la douzaine de films proposés tous les jours ?

Nous avons d’abord pu voir des films de la langue et de la culture que nous étudions. Nous avons étendu notre curiosité à toutes les cultures asiatiques, à travers des cinémas de provenance et de styles très divers. Les rencontres avec les cinéastes et artistes étrangers, aussi bien pour les interviews que les rencontres informelles, ont été un enrichissement personnel pour chacun, mais aussi un plaisir. Enfin, grâce à notre passion commune pour le cinéma, nous avons pu, loin des amphis, rencontrer des étudiants et professeurs d’autres départements de l’Inalco, travailler ensemble et tisser des liens forts. Avec de nouvelles recrues pour former le jury, beaucoup d’entre nous espèrent bien se retrouver à Vesoul l’année prochaine. "

Cédric Fizet, délégation 2004

Découverte et bénévolat

Wafa Ghermani a découvert le festival international des cinémas d’Asie de Vesoul en 2001. Alors étudiante en licence, elle a choisi de le traiter comme sujet d’un devoir de sociologie du cinéma. L’année suivante, elle commençait à travailler en tant que bénévole sur le festival. Au fil des années, Wafa a pu mettre à contribution son excellente maîtrise de la langue chinoise dans l’accueil des réalisateurs sinophones, l’interprétariat et la traduction. Depuis trois ans, elle est responsable des relations avec la presse aux cotés de Jean-Marc Thérouanne, fondateur du festival.

" Quand le projet d’une rétrospective a été confirmé, Jean-Marc Thérouanne m’a proposé une perspective sur le nouveau cinéma taiwanais, Hou Hsiao-hsien, Edward Yang, etc. Je lui ai proposé d’élargir la rétrospective chronologiquement en regardant ce qui avait été produit avant. Quand le budget s’est confirmé, j’ai été chargée de choisir des films. Les organisateurs souhaitaient surtout intégrer des films récents avec quatre films anciens, ceux que j’ai sélectionnés. Ensuite, il a fallu négocier les droits de certains films, comme Hidden Whispers qui était en distribution en Suisse mais dont les droits étaient à Taiwan. Pour chaque film, il a fallu négocier les droits puis payer la location des copies à la cinémathèque, les transports et l’assurance, ce qui engage beaucoup de frais. Les distributeurs, qui se demandaient pourquoi on voulait montrer ces films, m’ont même offert un beau cadeau, tellement ils étaient contents. "

Propos recueillis en 2010 par Kate Chaillat et Lucile Constant.